Qu’est-ce que l’intelligence émotionnelle ?

Qu’est-ce que l’intelligence émotionnelle ?

N’ayant pas le désir de vous faire un exposé de biologie pour lequel je n’ai pas de toute façon, les compétences requises, c’est une volonté de vulgarisation qui est le moteur de cet article, cette mise au point étant effectuée, reprenons le cours de cet exposé…

En fait, nous pouvons décomposer l’intelligence émotionnelle en 3 « secteurs » interconnectés et dont l’interactivité est assurée par les neurotransmetteurs produits indépendamment par chacun des cerveaux et des organes périphériques dont ils assurent la gestion pour maintenir actif et opérationnel notre corps et ses fonctions vitales, indispensables à notre survie.*

Le secteur « Analytique » concerne le cerveau supérieur (qui lui-même est composé de 3 parties)
Le secteur que nous nommerons « Intuitif » concerne le cerveau médian situé dans le cœur
Enfin, le Secteur Émotionnel concernant le système entérique ou digestif

C’est en tout cas la situation actuelle de nos connaissances en la matière…

Nous commencerons si vous le permettez par le cœur, en rappelant ce que disait Blaise Pascal : « Le cœur a ses raisons que la raison ignore », cette affirmation relevant pour beaucoup d’une formidable « intuition » de la part de son auteur.

Concrètement, le cœur contient un système nerveux indépendant et bien développé, avec plus de 40.000 neurones et un réseau complexe et dense de neurotransmetteurs, de protéines et de cellules d’appui.
Grâce à ces circuits extrêmement élaborés, il semblerait que le cœur puisse prendre des décisions et passer à l’action indépendamment du cerveau   et qu’il puisse apprendre, se souvenir et même percevoir.

Il dispose pour cela de 4 types de connexions :

Membrane plasmique. Noyau. Axone ou fibre nerveuse. Terminaison synaptique. L’axone ou fibre nerveuse peut être très long. Le message nerveux se déplace au niveau de la membrane plasmique.

La communication neurologique au moyen de la transmission d’impulsions

nerveuses. Le cœur envoie plus d’information au cerveau qu’il n’en reçoit, il est l’unique organe du corps doté de cette propriété, et il peut inhiber ou activer des parties déterminées du cerveau supérieur selon les circonstances.

Cela signifierait-il que le cœur peut influencer notre manière de penser ? Il semble que oui puisqu’il peut influer sur notre perception de la réalité, et de ce fait sur nos réactions.

L’information biochimique au moyen des hormones et des neurotransmetteurs. C’est le cœur qui produit l’hormone ANF, celle qui assure l’équilibre général du corps : homéostasie. L’un de ses effets est d’inhiber la production de l’hormone du stress, et de produire et de libérer l’ocytocine, connue comme hormone de l’amour.

La communication biophysique au moyen des ondes de pression. Il semble qu’au travers du rythme cardiaque et de ses variations, le cœur envoie des messages au cerveau et au reste du corps.
La communication énergétique : le champ électromagnétique du cœur est le plus puissant de tous les organes du corps, 5.000 fois plus intense que celui du cerveau. Et on a observé qu’il varie en fonction de l’état émotif.
Quand nous avons peur, que nous ressentons une frustration ou du stress, il devient chaotique. Et se remet-il en ordre avec les émotions positives ? Oui. Et nous savons que le champ magnétique du cœur s’étend de deux à quatre mètres autour du corps, c’est-à-dire que tous ceux qui nous entourent reçoivent l’information énergétique contenue dans notre cœur.
À quelles conclusions nous amènent ces découvertes ? Le circuit du cerveau du cœur est le premier à traiter l’information, qui passe ensuite par le cerveau de la tête.

Et donc nous parlons d’ « intuition », parce que nous ignorons encore quel est le vocable le mieux adapté à cette nouvelle et bouleversante découverte.
Je rajouterai qu’à ce point de nos découvertes, nous risquons d’être dans un futur proche, pour le moins, encore émerveillé par cette formidable machine qui nous transporte dans cette vie…

*Le cœur a un cerveau par Annie Marquier, fondatrice de l’Institut pour le développement de la personne au Québec

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