Compétence et qualification – troisième partie

Compétence et qualification – troisième partie

Or, donc, « Compétence » a définitivement remplacé « Qualification »…

Le taylorisme est bien une « une vision utilitaire et instrumentale du travail humain qui nie, dans l’absolu, la subjectivité ouvrière » (Doray 1981).

« L’état d’âme » des dits ouvriers, (aujourd’hui nous dirons salariés, afin d’éliminer les connotations classières) ne fut pas à l’ordre du jour pendant plusieurs décennies, seule importait leur productivité et les entrepreneurs et autres managers leurs offraient les outils nécessaires en la matière, cette fourniture de moyens exigeant en retour, des résultats quantifiables, exemple : « travailler plus pour gagner plus ».

Cela étant dit, nous assistons à une réhabilitation des émotions, le modèle de gestion rationnelle que propose l’organisation scientifique du travail laissant place à un autre modèle managérial basé sur la gestion de ce que nous appellerons « les émotions », cet aspect subjectif des méthodes de management faisant naître ce que les entrepreneurs appelèrent dans les années 90, « l’entreprise à visage humain ».

Cette nouvelle orientation nous enseigne un postulat : la capacité du salarié à bien gérer son rapport à lui-même et à autrui est indispensable pour apporter une réponse à l’évolution de l’organisation du travail, faisant la promotion « d’une nécessaire évolution des compétences ».

et réciproquement et développer des facultés relationnelles tient compte de ces deux mondes qui interagissent sur « l’état d’âme » du quidam évoluant dans l’entreprise, la gestion des émotions va donc devenir une problématique essentielle dans les stratégies et pratiques managériales. (Brunel 2004)

L’intégralité de l’article de Jean Escalant autour des compétences et des qualifications est disponible en ligne sur son site.

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