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Mois : octobre 2017

Intelligence artificielle : Attention, Danger !

Intelligence artificielle : Attention, Danger !

L’intelligence artificielle trouve historiquement son point de départ dans les années 50, avec les travaux d’Alain Turing qui pose une question qui, à l’époque, ne présentait pas de conséquences incontrôlables : « Est-ce qu’une machine peut penser ? »

Le constat est clair, le développement exponentiel des technologies informatiques et algorithmiques ont permis la réalisation de programmes informatiques surpassant l’homme dans certaines de ses capacités cognitives emblématiques : le jeu d’échecs en 1997, le jeu de go en 2016 et le poker en 2017…

Or, il est au moins une conséquence particulière dont on ne parle que très peu, le phénomène addictif que présentent ces nouvelles technologies, rendant l’homme esclave au lieu de l’affranchir en lui octroyant la liberté…
Stratégie ou manque de recul ?
Il est au moins un élément incontournable, irréfutable que l’on peut attribuer à l’IA, elle est dépourvue d’émotivité, elle est douée de raison et de cognition, ce qui fait d’elle un des facteurs d’enrichissement des dirigeant de ce monde en remplaçant l’intelligence humaine par l’intelligence artificielle…

Plus d’états d’âme, plus d’états émotionnels, plus d’ordres discutés, plus de déséquilibres sociaux…

Son seul véritable adversaire a pris une autre forme, l’intelligence émotionnelle, nous en sommes à ses premiers balbutiements et pourtant ils sont si prometteurs qu’elle représente un véritable danger pour les détenteurs de pouvoir, les législateurs de demain qui pour d’obscures raisons d’état, condamneraient l’homme à ne plus faire usage de son humanité…

Les économistes se sont emparés du phénomène et sont passés du statut de pronostiqueur à celui de prophète, au sens biblique du terme, des remplaçants de l’homme au travail, quel qu’il soit, dénué de conscience donc dénué de réflexion et qui peut même prévoir son auto maintenance…

Un possible avenir de l’intelligence artificielle a été faite par le statisticien anglais Irving John Good :
« Supposons qu’existe une machine surpassant en intelligence tout ce dont est capable un homme, aussi brillant soit-il. La conception de telles machines faisant partie des activités intellectuelles, cette machine pourrait à son tour créer des machines meilleures qu’elle-même ; cela aurait sans nul doute pour effet une réaction en chaîne de développement de l’intelligence, pendant que l’intelligence humaine resterait presque sur place. Il en résulte que la machine ultra intelligente sera la dernière invention que l’homme aura besoin de faire, à condition que ladite machine soit assez docile pour constamment lui obéir. » 

Faites l’amour, pas la guerre : endorphines et autres hormones…

Faites l’amour, pas la guerre : endorphines et autres hormones…

Les premières endorphines ont été découvertes par John Hughes et Hans Kosterlitz (ils partagé le Prix ​​Albert Lasker 1978 pour la recherche médicale de base pour la découverte de met-enkephalin et leu-enkephalin) dans le cerveau d’un cobaye. Ils appelèrent celles-ci enképhalines (du grec enkephalos : dans la tête).

D’après une étude d’Olds et Milner en 1952, il a été démontré que ces récepteurs opiacés provoquaient chez les mammifères des sensations de plaisir. Une expérience consistait à présenter à un rat une petite pédale qui en l’actionnant transmettait de l’endorphine (alors appelée enképhaline) à son cerveau. Le rat actionne tout d’abord la pédale par hasard, puis rapidement l’animal comprend et appuie de plus en plus fréquemment, jusqu’à ne plus se nourrir et finit par mourir. Les recherches actuelles mettent en évidence des réseaux plus complexes que ceux découverts dans les années 1970, la neuro-imagerie va probablement remettre en question le modèle causaliste linéaire qu’on utilise depuis lors pour expliquer toutes sortes de dépendances. Les recherches sur la complexité et la spécificité des mécanismes du plaisir, de la dépendance ou des addictions en sont aux balbutiements

Elles sont sécrétées dans le cerveau supérieur, par l’hypothalamus et l’hypophyse, mais pas seulement, puisqu’elles sont présentes dans plusieurs organes, comme le cerveau cardiaque, la moelle épinière ou le cerveau entérique.

En faisant de l’exercice physique, la fabrication d’endorphines peut être augmentée jusqu’à dix fois la quantité normale. C’est pourquoi on recommande souvent aux personnes déprimées, aux anciens fumeurs, anciens buveurs et a fortiori aux personnes opioïdo-dépendantes en cours de sevrage de reprendre progressivement une activité physique régulière (jogging, vélo, natation) d’au moins trente minutes par jour à un rythme soutenu car celle-ci augmente naturellement la production d’endorphines, de plus elles participent pour une part importante dans la gestion des états de stress.

Les endorphines sont aussi libérées naturellement après un orgasme. Ce qui provoque la détente, la relaxation et même l’envie de dormir après un acte sexuel. Les endorphines sont ensuite rapidement dégradées, leur effet est court.

Le cerveau entérique compte des récepteurs spécifiquement dédiés aux endorphines, leur rôle est bénéfique pour le transit intestinal, en fixant les endorphines et en régulant leur diffusion, dans les zones et organes nécessitent leur action.

La pratique du sport n’est dons pas le seul moyen de sécréter des endorphines, faire l’amour aussi, mais pas seulement, échanger avec un ou une amie dans un endroit propice, déguster un bon plat, mais aussi et surtout dirais-je, sourire…

Une des raisons sans doute, pour laquelle elles furent nommées « hormone du plaisir », alors faisons l’amour, pas la guerre !

Jean Escalant
Vocea Internatiional