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Catégorie : Les articles de Jean Escalant

Intelligence artificielle : Attention, Danger !

Intelligence artificielle : Attention, Danger !

L’intelligence artificielle trouve historiquement son point de départ dans les années 50, avec les travaux d’Alain Turing qui pose une question qui, à l’époque, ne présentait pas de conséquences incontrôlables : « Est-ce qu’une machine peut penser ? »

Le constat est clair, le développement exponentiel des technologies informatiques et algorithmiques ont permis la réalisation de programmes informatiques surpassant l’homme dans certaines de ses capacités cognitives emblématiques : le jeu d’échecs en 1997, le jeu de go en 2016 et le poker en 2017…

Or, il est au moins une conséquence particulière dont on ne parle que très peu, le phénomène addictif que présentent ces nouvelles technologies, rendant l’homme esclave au lieu de l’affranchir en lui octroyant la liberté…
Stratégie ou manque de recul ?
Il est au moins un élément incontournable, irréfutable que l’on peut attribuer à l’IA, elle est dépourvue d’émotivité, elle est douée de raison et de cognition, ce qui fait d’elle un des facteurs d’enrichissement des dirigeant de ce monde en remplaçant l’intelligence humaine par l’intelligence artificielle…

Plus d’états d’âme, plus d’états émotionnels, plus d’ordres discutés, plus de déséquilibres sociaux…

Son seul véritable adversaire a pris une autre forme, l’intelligence émotionnelle, nous en sommes à ses premiers balbutiements et pourtant ils sont si prometteurs qu’elle représente un véritable danger pour les détenteurs de pouvoir, les législateurs de demain qui pour d’obscures raisons d’état, condamneraient l’homme à ne plus faire usage de son humanité…

Les économistes se sont emparés du phénomène et sont passés du statut de pronostiqueur à celui de prophète, au sens biblique du terme, des remplaçants de l’homme au travail, quel qu’il soit, dénué de conscience donc dénué de réflexion et qui peut même prévoir son auto maintenance…

Un possible avenir de l’intelligence artificielle a été faite par le statisticien anglais Irving John Good :
« Supposons qu’existe une machine surpassant en intelligence tout ce dont est capable un homme, aussi brillant soit-il. La conception de telles machines faisant partie des activités intellectuelles, cette machine pourrait à son tour créer des machines meilleures qu’elle-même ; cela aurait sans nul doute pour effet une réaction en chaîne de développement de l’intelligence, pendant que l’intelligence humaine resterait presque sur place. Il en résulte que la machine ultra intelligente sera la dernière invention que l’homme aura besoin de faire, à condition que ladite machine soit assez docile pour constamment lui obéir. » 

Qu’est-ce que l’intelligence émotionnelle ?

Qu’est-ce que l’intelligence émotionnelle ?

N’ayant pas le désir de vous faire un exposé de biologie pour lequel je n’ai pas de toute façon, les compétences requises, c’est une volonté de vulgarisation qui est le moteur de cet article, cette mise au point étant effectuée, reprenons le cours de cet exposé…

En fait, nous pouvons décomposer l’intelligence émotionnelle en 3 « secteurs » interconnectés et dont l’interactivité est assurée par les neurotransmetteurs produits indépendamment par chacun des cerveaux et des organes périphériques dont ils assurent la gestion pour maintenir actif et opérationnel notre corps et ses fonctions vitales, indispensables à notre survie.*

Le secteur « Analytique » concerne le cerveau supérieur (qui lui-même est composé de 3 parties)
Le secteur que nous nommerons « Intuitif » concerne le cerveau médian situé dans le cœur
Enfin, le Secteur Émotionnel concernant le système entérique ou digestif

C’est en tout cas la situation actuelle de nos connaissances en la matière…

Nous commencerons si vous le permettez par le cœur, en rappelant ce que disait Blaise Pascal : « Le cœur a ses raisons que la raison ignore », cette affirmation relevant pour beaucoup d’une formidable « intuition » de la part de son auteur.

Concrètement, le cœur contient un système nerveux indépendant et bien développé, avec plus de 40.000 neurones et un réseau complexe et dense de neurotransmetteurs, de protéines et de cellules d’appui.
Grâce à ces circuits extrêmement élaborés, il semblerait que le cœur puisse prendre des décisions et passer à l’action indépendamment du cerveau   et qu’il puisse apprendre, se souvenir et même percevoir.

Il dispose pour cela de 4 types de connexions :

Membrane plasmique. Noyau. Axone ou fibre nerveuse. Terminaison synaptique. L’axone ou fibre nerveuse peut être très long. Le message nerveux se déplace au niveau de la membrane plasmique.

La communication neurologique au moyen de la transmission d’impulsions

nerveuses. Le cœur envoie plus d’information au cerveau qu’il n’en reçoit, il est l’unique organe du corps doté de cette propriété, et il peut inhiber ou activer des parties déterminées du cerveau supérieur selon les circonstances.

Cela signifierait-il que le cœur peut influencer notre manière de penser ? Il semble que oui puisqu’il peut influer sur notre perception de la réalité, et de ce fait sur nos réactions.

L’information biochimique au moyen des hormones et des neurotransmetteurs. C’est le cœur qui produit l’hormone ANF, celle qui assure l’équilibre général du corps : homéostasie. L’un de ses effets est d’inhiber la production de l’hormone du stress, et de produire et de libérer l’ocytocine, connue comme hormone de l’amour.

La communication biophysique au moyen des ondes de pression. Il semble qu’au travers du rythme cardiaque et de ses variations, le cœur envoie des messages au cerveau et au reste du corps.
La communication énergétique : le champ électromagnétique du cœur est le plus puissant de tous les organes du corps, 5.000 fois plus intense que celui du cerveau. Et on a observé qu’il varie en fonction de l’état émotif.
Quand nous avons peur, que nous ressentons une frustration ou du stress, il devient chaotique. Et se remet-il en ordre avec les émotions positives ? Oui. Et nous savons que le champ magnétique du cœur s’étend de deux à quatre mètres autour du corps, c’est-à-dire que tous ceux qui nous entourent reçoivent l’information énergétique contenue dans notre cœur.
À quelles conclusions nous amènent ces découvertes ? Le circuit du cerveau du cœur est le premier à traiter l’information, qui passe ensuite par le cerveau de la tête.

Et donc nous parlons d’ « intuition », parce que nous ignorons encore quel est le vocable le mieux adapté à cette nouvelle et bouleversante découverte.
Je rajouterai qu’à ce point de nos découvertes, nous risquons d’être dans un futur proche, pour le moins, encore émerveillé par cette formidable machine qui nous transporte dans cette vie…

*Le cœur a un cerveau par Annie Marquier, fondatrice de l’Institut pour le développement de la personne au Québec

Extrait du dernier colloque de Jean Escalant – Toulouse le 30 Aout 2017 – « Savoir être soi »

Extrait du dernier colloque de Jean Escalant – Toulouse le 30 Aout 2017 – « Savoir être soi »

Interpénétration entreprise et cadre privé

Quelle est la nature exacte aujourd’hui des relations humaines et peut-on faire le distinguo entre celles concernant le monde du travail et celles du cercle privé ?

Il se pourrait, en effet que cela soit un peu plus compliqué qu’il n’y paraît, tant est varié l’aspect des masques que la société actuelle nous oblige, croit-on, à porter.

Nos comportements sont différents lorsque nous nous trouvons en présence d’un supérieur ou considéré comme tel, en entreprise, dans une démarche commerciale ou en relation privée, cette dernière pouvant présenter une structure à plusieurs niveaux, parents-enfants, amis-amis, chef-équipier, etc. …

D’autre part l’interpénétration entre ces deux mondes est telle que l’on y perd parfois l’équilibre, les comportements requis dans un monde n’étant pas les mêmes que dans l’autre, les objectifs et les intérêts étant différents, d’où stress, conflits et perte de confiance en soi.

Les aspects de nos pensées et expériences qui ont participé à la construction de ce que nous sommes, en un mot notre historique personnel n’est pratiquement jamais pris en compte dans les formations et accompagnements de groupe. Le manque de temps et de préparation ont pour conséquence une certaine uniformisation des modules, ils sont toutefois appliqués sur tous les publics, comme si tous les individus d’une même session de formation étaient structurellement identiques…

Pensez-y lorsque vous déciderez de vous accompagner en développement personnel dans l’entreprise ou dans le cadre privé…

Jean Escalant
Vocea International

Extrait du dernier colloque de Jean Escalant – Toulouse le 30 Aout 2017 – « Savoir être soi »

Compétence et qualification – troisième partie

Compétence et qualification – troisième partie

Or, donc, « Compétence » a définitivement remplacé « Qualification »…

Le taylorisme est bien une « une vision utilitaire et instrumentale du travail humain qui nie, dans l’absolu, la subjectivité ouvrière » (Doray 1981).

« L’état d’âme » des dits ouvriers, (aujourd’hui nous dirons salariés, afin d’éliminer les connotations classières) ne fut pas à l’ordre du jour pendant plusieurs décennies, seule importait leur productivité et les entrepreneurs et autres managers leurs offraient les outils nécessaires en la matière, cette fourniture de moyens exigeant en retour, des résultats quantifiables, exemple : « travailler plus pour gagner plus ».

Cela étant dit, nous assistons à une réhabilitation des émotions, le modèle de gestion rationnelle que propose l’organisation scientifique du travail laissant place à un autre modèle managérial basé sur la gestion de ce que nous appellerons « les émotions », cet aspect subjectif des méthodes de management faisant naître ce que les entrepreneurs appelèrent dans les années 90, « l’entreprise à visage humain ».

Cette nouvelle orientation nous enseigne un postulat : la capacité du salarié à bien gérer son rapport à lui-même et à autrui est indispensable pour apporter une réponse à l’évolution de l’organisation du travail, faisant la promotion « d’une nécessaire évolution des compétences ».

et réciproquement et développer des facultés relationnelles tient compte de ces deux mondes qui interagissent sur « l’état d’âme » du quidam évoluant dans l’entreprise, la gestion des émotions va donc devenir une problématique essentielle dans les stratégies et pratiques managériales. (Brunel 2004)

L’intégralité de l’article de Jean Escalant autour des compétences et des qualifications est disponible en ligne sur son site.

A propos de compétence – Deuxième partie

A propos de compétence – Deuxième partie

Sensation et aptitude

Fondamentalement cartésiens, les occidentaux ont depuis longtemps établi la notion de « compétence » et pérennisé une définition de celle-ci, en s’appuyant exclusivement sur la Raison, opposant définitivement l’approche humaniste de la problématique à celle pragmatique qu’exigent la performance et la productivité des hommes et des femmes composants une entreprise.

C’est la vieille opposition Raison-Emotion qui prive l’occident, depuis des décennies, de ce qui est humain en nous et dans ce contexte, nous avons du apprendre à maîtriser nos émotions, les apprivoiser, les dominer, voire, les soustraire au regard de nos interlocuteurs, quelque soit le domaine socioprofessionnel dans lequel nous évoluions.

Le choix de la terminologie que les détenteurs du savoir emploient pour communiquer le résultat de leurs recherches relèvent plus de l’essai littéraire que de la vulgarisation des connaissances, faisant des étudiants des adeptes du « joliment dit » plutôt que du « bien dit ».

Je vous renvoie à Platon qui soutenait que le mieux est l’ennemi du bien.

L’intégralité de l’article de Jean Escalant autour des compétences et des qualifications est disponible en ligne sur son site.

Distinguer le vrai d’avec le faux…La compétence première partie

Distinguer le vrai d’avec le faux…La compétence première partie

Distinguer le vrai d’avec le faux, qui est proprement ce qu’on nomme le bon sens ou la raison, est naturellement égale en tous les hommes ; et ainsi que la diversité de nos opinions ne vient pas de ce que les uns sont plus raisonnables que les autres, mais seulement de ce que nous conduisons nos pensées par diverses voies, et ne considérons pas les mêmes choses.

Car ce n’est pas assez d’avoir l’esprit bon, mais le principal est de l’appliquer bien.
René Descartes, Discours de la méthode – La Haye 1637
Quand on y rajoute l’expérience, cette déclaration devrait avoir pour titre aujourd’hui, « la compétence »

Or, nos jeunes étudiants amassent sur les bancs des universités, des informations et des « lois » sensées leurs permettre de s’insérer demain dans une entreprise et d’offrir à celle-ci, un sens critique, une vision synthétisée d’une problématique laissant apparaître la solution la mieux adaptée à celle-ci.
Il n’en est rien, hélas…

Un théorème ou une loi mathématique à elles seules, représentent tout le dogmatisme de l’enseignement supérieur sans cette valeur ajoutée que sont les possibilités d’applications immédiates et les changements positifs qu’elles pourraient apporter concrètement, sans ce fameux bon sens dont tout le monde parle, mais que peu connaissent.

Jean Escalant

GRH et stabilité sociale

GRH et stabilité sociale

Tous les acteurs sociaux sont d’accord, le Maroc nécessite une base sociale sereine et prônent à travers l’Observatoire National de l’Emploi un développement de futurs partenariats sur la base d’un pacte social : Le droit pour tous, nombre d’employeurs ne respectant toujours pas les règles élémentaires.

Le constat est d’une simplicité élémentaire, les commentaires aussi, le tout sur fond du souvenir encore présent du 20 février, la déclaration formelle de volonté de l’AGEF en est l’illustration: « préserver la paix sociale », déclaration de Madame Najat LAILAI.

Monsieur le Ministre de l’Emploi, Abdeslam SEDDIKI à travers son allocution ouvrant le Colloque International des Ressources Humaines dont le thème était : « Les relations sociales à l’ère des mutations socioculturelles » et en sous titres : « quel défi pour les managers ? », soulève la problématique, le retard en matière de relations sociales dans le paysage de l’entreprenariat marocain est évident.

Le manque de concertation, de dialogue et de consultation entre les dirigeants et leurs employés viennent souligner le malaise ressenti, les DRH sont souvent peu consultés par les acteurs sociaux à l’heure où se créent des tables rondes comprenant les syndicats et le patronat, ils se voient investis de missions socio-relationnelles lors de crises secouant la paix sociale, beaucoup moins une fois celles-ci réglées.

La gestion des conflits est plus que jamais à l’ordre du jour, pourtant, notre système éducatif apprend à nos jeunes un savoir faire, qu’en est il du savoir être ?

A quand des programmes traitant d’assertivité et de développement personnel ?

Jean Escalant

L’intelligence Emotionnelle

L’intelligence Emotionnelle

Les notions d’intelligence et de compétences émotionnelles sont à la mode, les cabinets de recrutements, les cabinets de formation et de consulting s’en sont emparés afin de servir à un public affamé de nouveautés, de « nouvelles » méthodes qui étaient le domaine exclusif des psychologues et des neuropsychiatres.

Cela fait plus de vingt ans que Damasio s’égosille à décrire ses observations quant aux cas cliniques qu’il a observé durant tant d’années de recherches quant à cet aspect de notre intelligence, l’émotion.

Pour ma part, j’ai intégré cet aspect incontournable dans mes formations sur l’assertivité et le développement personnel que je donne dans les entreprises depuis plus de 10 ans et notamment au Maroc.

Alors qu’en est-il réellement ?

Tout d’abord rappelons le contexte.

Les modèles et les pratiques managerielles consistent à faire glisser d’un état d’interdiction à un état de prescription, les émotions, dans le seul souci de développer ses performances, pour peu que l’on soit amené à gérer une équipe ou tout au moins y travailler.

Mais de quoi s’agit-il réellement ?

Nul ne l’ignore, seule l’émotion favorise la transcendance et donc la mémorisation de situations cognitives, c’est exactement pour cette raison que les enfants apprennent dans la joie, tant qu’ils ignorent les contraintes, l’aspect ludique nous l’avons compris, favorise l’apprentissage.

Ainsi les relations interpersonnelles dans le monde du travail sont influencées par tout ce que notre société exige de nous, motivation, assiduité, performance, etc. Une exigence de résultats face à laquelle nous sommes préparés par notre environnement social immédiat et notre volonté de « réussir ».

Quelles applications ?

Les principaux vecteurs de notre intelligence étaient principalement les facultés d’analyse et de synthèse, mesurées par le célèbre « QI » dont beaucoup redoutait le verdict.

Depuis quelques années, les milieux formationnels et manageriels, à la recherche de méthodes permettant le développement et le maintien « en mode tendu » des performances, se sont intéressés à cet aspect : les émotions régissent notre vie et interagissent avec notre intelligence vive.

Le Quotient Intellectuel n’est pas lisible sans son pendant, le Quotient émotionnel.

En effet, nos réactions à des phases de mise à l’épreuve, test, examens, interrogation, etc. sont influencées par cet aspect émotionnel.

La peur de ne pas réussir, généralement intensifiée au moment de l’épreuve vient polluer notre esprit pratique et alors que nous nous étions préparés méthodiquement à celle-ci, nous pouvons échouer si nous ne gérons pas correctement cette autre partie de notre intelligence, l’émotion.

L’intelligence émotionnelle, une amie qui nous veut du bien.

Elle est active au quotidien et dans toutes les phases de notre vie, elle nous permet de « sentir » les bonnes ou mauvaises situations, c’est elle qui développe l’intuition et met en place les signaux nous alertant lorsque nous rencontrons des situations « déjà vues », nous évitant ainsi les pièges identifiables.

Jean Escalant

Émotion

Émotion

Essayons d’imaginer qu’au lieu de parler pour communiquer nos idées, nous usions de la pensée avec toute sa vélocité et son « immédiateté », quelle serait la particularité d’un tel exercice ?

Nous parlons d’imagination justement, l’exercice et la pratique de la pensée communicante.

Chacune des idées, des concepts transmis seraient accompagnés de ce que notre état du moment, notre vécu, ce que nous sommes pour faire bref, nous permet de créer, images, couleurs, musiques, sensations épidermiques, douceur, bien être et sérénité absolue, vision d’endroits paradisiaques, animaux fabuleux et pour l’ensemble avec une absence totale de peur ou de sentiment d’insécurité….

Tout ce que les mots ne peuvent transmettre avec une telle « instantanéité » est en même temps doté d’une telle clarté, d’une telle évidence…

Toute l’éloquence dont nous pourrions faire preuve, ne serait-elle pas finalement qu’une pâle description de l’état de grâce dans lequel nous place un air d’Albinoni ou de Vivaldi ?

A ce moment précis la musique n’est-elle pas mère de tous les transports, de tous les rêves et de tous les espoirs d’une humanité incapable de décrire la magnificence de notre paradis perdu ?

Les compositeurs, les poètes, les peintres et autres sculpteurs ne sont-ils pas véritablement des « souvenants » tentant de nous transmettre toute cette beauté en ne nous permettant de n’en avoir qu’un pâle aperçu ?

Seuls face à toute cette beauté inatteignable, n’avons-nous pas pour tout témoin que cette sensation d’amour infini ?

A ce moment précis, nos émotions  sont  les mots du plus beau poème que les hommes eussent pu écrire de toute éternité…

Jean Escalant

La peur, biologiquement, une émotion indispensable..

La peur, biologiquement, une émotion indispensable..

Le mot peur provient du terme latin pavor. Il s’agit d’un sentiment d’angoisse en présence d’une menace réelle ou imaginaire.

La peur est une émotion qui se caractérise par un intense sentiment, la plupart du temps désagréable et provoqué par la perception d’un danger, présent ou futur, réel ou supposé.
La peur est l’une des émotions primaires survenant de l’aversion naturelle à la menace, présente aussi bien chez les animaux que chez les êtres humains.

Sous la perspective de la biologie, la peur est une réponse adaptive et constitue un mécanisme de survie et de défense qui permet à l’individu de répondre rapidement et efficacement face à des situations adverses.

Ainsi, une de réaction en chaîne est déclenchée, le glutamate, un neurotransmetteur transporte l’information : attention, danger !
Les glandes surrénales sont sollicitées, elles produisent cortisol et adrénaline cette dernière augmente pression et rythme sanguin, sans oublier une augmentation du glucose, quant au cortisol, son rôle est de maintenir en alerte le système nerveux, les poumons se dilatent, leur capacité augmente et la respiration s’accélère…
Les muscles sont saturés d’oxygène, les articulations sur-lubrifiées… Le corps est prêt à l’action…
Devant tant d’activité, la température corporelle augmente, les pores se dilatent afin de laisser s’écouler la sueur qui en s’évaporant refroidit l’épiderme et maintient le corps en état opérationnel…
Évidemment tous ces effets peuvent être extrêmement désagréables, nous ne comprenons généralement pas ce qui se passe et c’est par là qu’il faut commencer, comprendre et accepter le processus, ne pas chercher à maîtriser cela équivaudrait à bâillonner son corps.
Gérer plutôt, en admettant que la fuite est aussi une réponse possible et naturelle.
Réminiscence des temps anciens, quand nous étions chasseurs et que nous étions souvent des proies…

« Le cœur a ses raisons que la raison ignore… »

Sauter en parachute n’est pas une activité naturelle pour l’homme et pourtant il saute !
Le checklist des risques et opposées à la majorité d’entre eux, les solutions adaptées.
Enfin l’entraînement jusqu’à la justesse du geste, la peur ne disparaît pas mais elle est gérée par l’intelligence émotionnelle…
Elle permet d’abord de comprendre et d’apaiser le système en lui permettant d’accepter que les risques sont connus, isolés et acceptables…

Jean Escalant