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La décision d’entrer dans un processus d’écoute

La décision d’entrer dans un processus d’écoute

Cette décision sera prise par B pour peu que A respecte les points suivants :

Attention

L’intérêt pour une idée ou une proposition doit être suscité et maintenu dès le début. Il permettra l’acceptation d’entrée dans le débat ou la discussion.

La nouveauté et la découverte accompagnées de l’effet «scoop» sont des moyens d’éveiller l’intérêt de B, de faire appel à son attention et la retenir le temps nécessaire pour A de développer son argumentaire.

A doit être novateur, l’accroche devant être immédiate, il évitera donc les phrases toutes faites, généralement creuses, être vrai et sincère dans son approche de B, mettra celui en confiance quant aux intentions de A.

Intérêt

Durant cette étape, B tentera de définir si l’objet, l’argument ou le concept dévoilé par A correspond à ses propres critères tels que pour un objet, la taille, la couleur, la qualité, la longévité, le service fourni, etc.… , pour l’argument son système de valeurs et ses croyances, l’expérience acquise et ses connaissances en la matière, quant au concept, B puisera dans les critères décrits précédemment.

C’est le moment pour A d’expérimenter les réactions de B, dans un entretien commercial, les premières objections apparaissent, (dans le meilleur des cas).

Il sera donc hors de question pour A de passer à la phase suivante sans avoir traité les objections et répondu aux questions que légitimement B se Pose.

Le désir et l’émotion

« Le cœur a ses raisons que la raison ignore » dit Pascal.

Qu’elle est la sensation la plus forte pour B, le naissance d’un besoin créé par A ? (En savoir plus, obtenir des informations, comment s’approprier la chose convoitée ?) Le besoin de satisfaction ? (La possession, l’innovation, l’exclusivité, le scoop ?) Quel est ce désir qui s’empare de la logique de B ? Est ce que B a réellement besoin de décider tout de suite, A ne lui a rien demandé à ce stade.

Cette phase est l’assise de l’action entreprise par A, conforter B dans son ressenti quant au concept, l’objet, la chose que A lui présente.

Il y a indéniablement un parallèle avec un processus de séduction, vous avez raison, il ne s’agit exclusivement que de ça.

Jean Escalant

Faites l’amour, pas la guerre : endorphines et autres hormones…

Faites l’amour, pas la guerre : endorphines et autres hormones…

Les premières endorphines ont été découvertes par John Hughes et Hans Kosterlitz (ils partagé le Prix ​​Albert Lasker 1978 pour la recherche médicale de base pour la découverte de met-enkephalin et leu-enkephalin) dans le cerveau d’un cobaye. Ils appelèrent celles-ci enképhalines (du grec enkephalos : dans la tête).

D’après une étude d’Olds et Milner en 1952, il a été démontré que ces récepteurs opiacés provoquaient chez les mammifères des sensations de plaisir. Une expérience consistait à présenter à un rat une petite pédale qui en l’actionnant transmettait de l’endorphine (alors appelée enképhaline) à son cerveau. Le rat actionne tout d’abord la pédale par hasard, puis rapidement l’animal comprend et appuie de plus en plus fréquemment, jusqu’à ne plus se nourrir et finit par mourir. Les recherches actuelles mettent en évidence des réseaux plus complexes que ceux découverts dans les années 1970, la neuro-imagerie va probablement remettre en question le modèle causaliste linéaire qu’on utilise depuis lors pour expliquer toutes sortes de dépendances. Les recherches sur la complexité et la spécificité des mécanismes du plaisir, de la dépendance ou des addictions en sont aux balbutiements

Elles sont sécrétées dans le cerveau supérieur, par l’hypothalamus et l’hypophyse, mais pas seulement, puisqu’elles sont présentes dans plusieurs organes, comme le cerveau cardiaque, la moelle épinière ou le cerveau entérique.

En faisant de l’exercice physique, la fabrication d’endorphines peut être augmentée jusqu’à dix fois la quantité normale. C’est pourquoi on recommande souvent aux personnes déprimées, aux anciens fumeurs, anciens buveurs et a fortiori aux personnes opioïdo-dépendantes en cours de sevrage de reprendre progressivement une activité physique régulière (jogging, vélo, natation) d’au moins trente minutes par jour à un rythme soutenu car celle-ci augmente naturellement la production d’endorphines, de plus elles participent pour une part importante dans la gestion des états de stress.

Les endorphines sont aussi libérées naturellement après un orgasme. Ce qui provoque la détente, la relaxation et même l’envie de dormir après un acte sexuel. Les endorphines sont ensuite rapidement dégradées, leur effet est court.

Le cerveau entérique compte des récepteurs spécifiquement dédiés aux endorphines, leur rôle est bénéfique pour le transit intestinal, en fixant les endorphines et en régulant leur diffusion, dans les zones et organes nécessitent leur action.

La pratique du sport n’est dons pas le seul moyen de sécréter des endorphines, faire l’amour aussi, mais pas seulement, échanger avec un ou une amie dans un endroit propice, déguster un bon plat, mais aussi et surtout dirais-je, sourire…

Une des raisons sans doute, pour laquelle elles furent nommées « hormone du plaisir », alors faisons l’amour, pas la guerre !

Jean Escalant
Vocea Internatiional

Lorsque le timbre vocal nous révèle …

Lorsque le timbre vocal nous révèle …

La voix, est le reflet direct de nos émotions, le corps est un filtre qui libère dans la voix des tensions et des états d’âmes. La voix renseigne le récepteur sur l’état émotionnel de l’émetteur.

Le timbre renseigne « silencieusement » l’écoutant actif sur l’état profond de celui qui bien malgré lui  fait passer des messages non dit mais exprimés, à ne pas confondre avec la communication non verbale.

La voix de chaque individu est unique, grâce à son timbre, elle fait partie intégrante de son identité, du fait de la forme et de la taille non seulement de ses cordes vocales, mais aussi du reste du corps de la personne.

Les humains peuvent relâcher ou resserrer leurs cordes vocales ou changer leur épaisseur, ainsi que modifier la pression et le volume d’air transféré. La forme de la poitrine et du cou, le maintien du corps dans sa verticalité, la position de la langue et la tension de nombreux muscles peuvent être altérée en produisant un effet sur la hauteur et le volume du son émis.

Le son résonne aussi en différentes parties du corps, sa poitrine, son crâne et ses différentes cavités, la taille et la structure osseuse d’un individu peuvent modifier ou affecter sa voix…
Imaginez un piano dont on aurait détendu les cordes ou modifié la course du marteau, à l’émission il serait aisé de reconnaître l’instrument et surtout ses dissonances…

Il est donc question d’apprentissage quant à l’utilisation de cet instrument qu’est la voix…

Jean Escalant et Sabine Steffan

La technique vocale au service de la voix parlée. Première partie

La technique vocale au service de la voix parlée. Première partie

La voix reste au delà de tout, le premier outil de communication.

C’est ce « mécanisme » qui permet à la pensée de se transformer en structures parlées…

C’est une suite de vibrations porteuses d’un sens.

Nietzsche parle de  » surgissement explosif » , mais celui-ci doit être bien mené sinon l’orateur souffre physiquement, mentalement et émotionnellement.
Pour remédier au mal être de l’orateur, celui-ci doit avoir recours aux techniques vocales.

La signature vocale d’une personne est primordiale, de plus en plus, comme l’est l’esthétique vocale, l’image de la voix en quelque sorte.

Dans des entretiens, pour un orateur, un chanteur, un comédien et toute personne devant simplement s’exprimer avec une conscience profonde de la voix, l’étude des mécanismes vocaux est incontournable.

Intelligence émotionnelle – Première partie

Intelligence émotionnelle – Première partie

Ces 3 ou 4 quatre dernières années, l’intelligence émotionnelle est un sujet repris par toute une faune usant d’une démarche pseudo scientifique et commerciale, de facto.

Le contexte actuel est alimenté par une confrontation de différentes théories, deux principalement, émises par des psychologues et des sociologues dans les années 1950-1960 et dont les applications commerciales ont ouvert de nouvelles voies, notamment, le coaching, lui-même basé sur les études en cybernétique et les travaux de Isaac Asimov, comparant les mécanismes de l’intelligence humaine à l’artificielle, alors qu’il me semble que c’est en l’occurrence, strictement le contraire.


C’est aussi sur cette base que sont apparues des techniques comme la PNL ou l’Analyse Transactionnelle, nous éloignant définitivement de ce qu’est l’intelligence émotionnelle, une relation intime avec son corps et les signaux qu’il produit lorsque nous sommes soumis à des contraintes externes et que nous avons à prendre des décisions parfois immédiates.


Il est admis aujourd’hui par différents chercheurs dans les domaines de la psychologie, de la sociologie et de la cognition qu’au-delà de l’intelligence analytique à proprement parler, il existe celle qui consiste à comprendre et gérer les émotions, si longtemps combattues et considérées comme étant un handicap pour la première.


Les recherches scientifiques sur l’intelligence émotionnelle, en tant que logiciel clairement identifié, sont dirigistes et relativement éparses.
Différents modèles, parfois opposés sur le plan théorique, sont en compétition, ce qui pose la question de savoir si l’intelligence émotionnelle représente réellement un concept nouveau, et pas simplement un ensemble de concepts déjà connus sous d’autres appellations.


De plus, une multitude de textes et de publicités à caractère commercial ont encore ajouté à la confusion par leurs affirmations racoleuses, voire fallacieuses.

Pratiquement, comment faire la part des choses en la matière ?
Sur quelles bases se documenter ?

Intelligence Emotionnelle et Développement Personnel

Intelligence Emotionnelle et Développement Personnel

L’émotion est le premier signal d’un bouleversement interne de notre corps face aux contingences externes.
Elle entraîne en cascade une série d’échanges hormonaux permettant à notre corps de faire face aux contraintes que nous impose parfois, l’environnement dans lequel nous évoluons. Cette nouvelle orientation nous enseigne un postulat : la capacité à bien gérer son rapport à soi-même et à autrui comme étant indispensable à l’apport d’une réponse à l’évolution de notre société.

De nos jours, il y a lieu de tenir compte de l’interpénétration entre le « privé » et le « public », en faisant la promotion « d’une nécessaire évolution mentalités, donc des compétences ».

Le Développement personnel, débarrassé de fioritures que sont les techniques obsolètes comme la PNL ou l’Analyse transactionnelle, par exemple, permet d’abord de faire le tour du propriétaire en redonnant à « l’estime de soi » ses lettres de noblesse.

Le bon sens semble être de retour…

Jean Escalant
Vocea International

1° rencontre Vocea : Intelligence émotionnelle et développement personnel

1° rencontre Vocea : Intelligence émotionnelle et développement personnel

Bonjour, comme promis, des rencontres avec Jean Escalant auront lieu cette année à partir du samedi 16 septembre à Tanger.

Il s’agit de réunions mensuelles d’une durée de 2h chacune et au cours desquelles Jean Escalant fera une présentation de une heure et un brain storming de une heures.

Vous trouverez sur les pages Facebook de Vocea International la date exacte et vous pourrez aussi vous inscrire à cette première rencontre.

Le prix est de 200 dh par personne et pas séance.

Bonne rentrée à tous !

Compétence et qualification – troisième partie

Compétence et qualification – troisième partie

Or, donc, « Compétence » a définitivement remplacé « Qualification »…

Le taylorisme est bien une « une vision utilitaire et instrumentale du travail humain qui nie, dans l’absolu, la subjectivité ouvrière » (Doray 1981).

« L’état d’âme » des dits ouvriers, (aujourd’hui nous dirons salariés, afin d’éliminer les connotations classières) ne fut pas à l’ordre du jour pendant plusieurs décennies, seule importait leur productivité et les entrepreneurs et autres managers leurs offraient les outils nécessaires en la matière, cette fourniture de moyens exigeant en retour, des résultats quantifiables, exemple : « travailler plus pour gagner plus ».

Cela étant dit, nous assistons à une réhabilitation des émotions, le modèle de gestion rationnelle que propose l’organisation scientifique du travail laissant place à un autre modèle managérial basé sur la gestion de ce que nous appellerons « les émotions », cet aspect subjectif des méthodes de management faisant naître ce que les entrepreneurs appelèrent dans les années 90, « l’entreprise à visage humain ».

Cette nouvelle orientation nous enseigne un postulat : la capacité du salarié à bien gérer son rapport à lui-même et à autrui est indispensable pour apporter une réponse à l’évolution de l’organisation du travail, faisant la promotion « d’une nécessaire évolution des compétences ».

et réciproquement et développer des facultés relationnelles tient compte de ces deux mondes qui interagissent sur « l’état d’âme » du quidam évoluant dans l’entreprise, la gestion des émotions va donc devenir une problématique essentielle dans les stratégies et pratiques managériales. (Brunel 2004)

L’intégralité de l’article de Jean Escalant autour des compétences et des qualifications est disponible en ligne sur son site.

A propos de compétence – Deuxième partie

A propos de compétence – Deuxième partie

Sensation et aptitude

Fondamentalement cartésiens, les occidentaux ont depuis longtemps établi la notion de « compétence » et pérennisé une définition de celle-ci, en s’appuyant exclusivement sur la Raison, opposant définitivement l’approche humaniste de la problématique à celle pragmatique qu’exigent la performance et la productivité des hommes et des femmes composants une entreprise.

C’est la vieille opposition Raison-Emotion qui prive l’occident, depuis des décennies, de ce qui est humain en nous et dans ce contexte, nous avons du apprendre à maîtriser nos émotions, les apprivoiser, les dominer, voire, les soustraire au regard de nos interlocuteurs, quelque soit le domaine socioprofessionnel dans lequel nous évoluions.

Le choix de la terminologie que les détenteurs du savoir emploient pour communiquer le résultat de leurs recherches relèvent plus de l’essai littéraire que de la vulgarisation des connaissances, faisant des étudiants des adeptes du « joliment dit » plutôt que du « bien dit ».

Je vous renvoie à Platon qui soutenait que le mieux est l’ennemi du bien.

L’intégralité de l’article de Jean Escalant autour des compétences et des qualifications est disponible en ligne sur son site.

Émotion

Émotion

Essayons d’imaginer qu’au lieu de parler pour communiquer nos idées, nous usions de la pensée avec toute sa vélocité et son « immédiateté », quelle serait la particularité d’un tel exercice ?

Nous parlons d’imagination justement, l’exercice et la pratique de la pensée communicante.

Chacune des idées, des concepts transmis seraient accompagnés de ce que notre état du moment, notre vécu, ce que nous sommes pour faire bref, nous permet de créer, images, couleurs, musiques, sensations épidermiques, douceur, bien être et sérénité absolue, vision d’endroits paradisiaques, animaux fabuleux et pour l’ensemble avec une absence totale de peur ou de sentiment d’insécurité….

Tout ce que les mots ne peuvent transmettre avec une telle « instantanéité » est en même temps doté d’une telle clarté, d’une telle évidence…

Toute l’éloquence dont nous pourrions faire preuve, ne serait-elle pas finalement qu’une pâle description de l’état de grâce dans lequel nous place un air d’Albinoni ou de Vivaldi ?

A ce moment précis la musique n’est-elle pas mère de tous les transports, de tous les rêves et de tous les espoirs d’une humanité incapable de décrire la magnificence de notre paradis perdu ?

Les compositeurs, les poètes, les peintres et autres sculpteurs ne sont-ils pas véritablement des « souvenants » tentant de nous transmettre toute cette beauté en ne nous permettant de n’en avoir qu’un pâle aperçu ?

Seuls face à toute cette beauté inatteignable, n’avons-nous pas pour tout témoin que cette sensation d’amour infini ?

A ce moment précis, nos émotions  sont  les mots du plus beau poème que les hommes eussent pu écrire de toute éternité…

Jean Escalant