Le grand Opéra Français / 3

Le grand Opéra Français / 3

Nous avons eu lors des précédent article, combien l’opéra en français avait été l’initiateur  une vraie révolution en Europe, dans tous les sens du mot pour ce qui concerne la Belgique !

Ai-je assez insisté sur cette vraie révolution romantique ? Le grand opéra français rappelons le de par son contenu sa force et sa forme en cinq actes a créé une vraie révolution.

Un petit retour en arrière nous permettra de Mieux comprendre ces changements.

La France au XVIIIe siècle avait échappé en partie influence de l’opéra italien en particulier ce que l’on appelle l’école de Naples. Ceci grâce ou cause de Jean Baptiste Lully et de Jean-Philippe Rameau qui sous le règne de Louis XIV avait raffermi le style de la tragédie lyrique.

La tragédie lyrique, opéra essentiellement diffusée à Paris est destiné à rester un théâtre de cours.

Cette forme d’opéra nécessité beaucoup de machinerie avec des effets et de scène, il n’y a pas vraiment de solistes c’est-à-dire de chanteurs qui chantent seuls, mais des ensembles, en particulier des chœur est des ballets.

Le chant est plutôt déclamatoire : c’est là la première différence qu’ il y a à ce moment entre le chant italien et le chant français, c’est la présence pour ce qui concerne l’opéra italien, de solistes qui mettent en valeur le beau chant, c’est de là que vient la dénomination de « bel canto », avec d’ailleurs quelques exagérations de fioritures et de cadences méttant souvent en valeur l’artiste au détriment de l’œuvre elle même.

Le ballet de cour passe à l’opéra

La deuxième différence mais non de moindre importance c’est la présence dans l’opéra Français, en tant qu’œuvre, de ballets. Depuis Louis XVI, fervent admirateur du ballet, les compositeurs, par choix ou par obligation incluent dans leurs œuvres des ballets.

J’ai fait exprès d’employer le mot « œuvre et non simplement sa traduction italienne « opéra » car pour les français, l’opéra doit être une œuvre complète, mêlant drame, musique, chant, ballet, effets scéniques, costumes….

Si on a lu mes articles précédents sur le grand opéra, on se rendra compte à quel point il va briser tout cela, mettant en 5 actes sur une scène qui commencera à devenir de plus en plus grande,   des voix puissantes, attribuant une place importante au Ténor héroïque, et poussant les voix et l’orchestre au maximum de l’expression dramatique.

Les Italiens vont se ruer vers cette forme d’expression vocale en mettant de plus en plus en scène des voix travaillées et larges.

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