Le Grand Opéra Français – première partie

Le Grand Opéra Français – première partie

Je suis Italienne,  sans conteste mon cœur  de musicienne et d’artiste appartient à l’Italie, à sa musique, à son Art et à son Bel Canto !

D’aucuns diront que c’est parce que j’ai été formée à la plus belle école qui soit : celle du bel canto justement, et que le Bel Canto on le sait ne va pas avec le grand opéra Français.

D’autres diront que c’est parce que j’aime Verdi et c’est tout, d’autres encore que c’est parce que je n’ai pas « l’esprit » Français … je mets le mot « esprit » en italique, il me semble que cela rend mieux le coté « glamoureux » de l’esprit Français, et là aussi les guillemets s’imposent.

Et bien, pour une fois, je vais aller à l’encontre de tous, et même des Français pour défendre le « Grand Opéra Français »  si mal défendu par les Français eux même qui mettant des « grandeurs » partout n’osent pas cette fois ci afficher franchement leur conditionnel Amour pour cette grandeur là.

Donc, après avoir parlé de Bizet dévoré par sa Carmen , de Gounod et de son Ave Maria Bachien de  Massenet que j’aime avec élégance et parcimonie comme il se doit, je vais à ce point là et avant de parler des autres musiciens Français parler  du Grand Opéra !

Le Grand Opéra c’est Ben Hur  de William Wyler (1959) contre « 12  hommes en colère » de Sydney Lumet (1957), l’éclatement du Romantisme, mais pas que cela a donné naissance à un grand spectacle d’opéra, émouvant et éloquent.

Ce n’est pas seulement les décors et la scénographie qui sont grandioses, c’est aussi le développement d’un certain type de vocalité ample et héroïque. Fini les petites roucoulades entre amoureux, le Grand Opéra apporte au public tous les dépassements possible, y compris du héros lui même.

L’orchestre se déploie  et amplifie lui aussi le drame et l’action.

Tout contribue à l’ampleur de l’œuvre, même le livret lui même qui est la plupart du temps autour d’un évènement historique .

On le sait, le ballet a été introduit sous Louis XIV qui amateur passionné de danse et de Ballet a imposé à l’opéra les ballets. Il fait donc lui aussi partie de la structure du Grand Opéra qui, débutant en France a vite gagné toute l’Europe, devenant à part entière une des formes les plus fortes de la Musique du 19° siècle.

De ses origines et des compositeurs qui y excellèrent, autant Français qu’étrangers nous parlerons dans les futurs volets de ces articles sur Le Grand Opéra si peu mis à l’honneur en France de nos jours.

 

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