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Auteur : Sabine

Peut-ont chanter sans professeur de chant ?

Peut-ont chanter sans professeur de chant ?

Question essentielle. Bien sur, on peut chanter seul, si on y arrive tant mieux. Combien de personnes chantent naturellement sans effort, comme ça, à tout moment et pour tout.

Bien sur on peut chanter seul, mais dès le moindre problème de voix, ou si on veut optimiser sa voix, son chant, si on veut acquérir une technique, avoir de la méthode, se protéger vocalement, alors il faut un bon et j’insiste sur le mot « bon » professeur de chant.

Je dirais que la différence est très subtile, elle peut-être résumée en français en un concept : s’exprimer soi même, pour soi, pour se faire plaisir, pour se défouler, pour se servir de la musique comme passe temps.
Ou alors « Exprimer » quelque chose, qui ne nous sert pas seulement à nous, mais qui porte du bonheur aux personnes qui nous entourent : servir la musique et la voix.

Je conseille toujours aux mamans qui me disent « mon enfant à une belle voix » ou « mon enfant aime chanter », de faire entendre son enfant à un bon professeur de chant qui l’aidera à préserver sa voix, à comprendre ce que veut dire respirer, mettre de la musique sur des paroles grâce à la phonation, et surtout chanter fort en préservant sa voix et ses cordes vocales.

Mais attention, mieux vaut, aucun professeur qu’un mauvais professeur qui ne connaît pas la musique par exemple, ou qui (ce qui est pire) est un bon chanteur mais un mauvais pédagogue.

Depuis que je forme des professeurs de chant, je rencontre beaucoup de jeunes professeurs de piano par exemple, ou des chefs de chœur qui me disent « puisque je sais la musique, je peux enseigner le chant » ou « puisque je dirige un chœur je connais bien la voix ».

Ce n’est que très rarement le cas, enseigner le chant est un vrai métier. Ce n’est pas parce qu’on vend de la peinture qu’on est un bon peintre et ce n’est pas parce qu’on a de bons légumes qu’on fait un bon plat…Il faut du savoir faire, de la pédagogie et une grande connaissance des mécanismes de la voix et du chant.

Donc, si vous pensez avoir un don, si vous désirez vous exprimer profondément ou protéger votre voix, alors trouvez un bon professeur. Puis un bon coach qui vous préparera aux concours, et pourquoi pas, vous aidera à découvrir votre talent.
Il y a des possibilités pour les jeunes marocains à se faire connaître même dans les concours internationaux, les marocains ont un potentiel extraordinaire, il faut juste commencer à parcourir son propre rêve. Oser !

Pourquoi chanter fait du bien

Pourquoi chanter fait du bien

La musicothérapie vocale a montré que le chant et le fait de chanter est un des chemins pour arriver à intégrer la détente complète du corps.

Il est en effet parfois difficile de comprendre ce que cela veut dire ce détendre.

Lorsque le stress est trop grand lorsqu’il y a trop de tension on ne peut pas se mettre dans l’idée de ce que l’on pense être la « non  action »  « l’attente » et « ne rien faire ».

Par où commencer pour se détendre ? Quelle est la partie du corps que je dois détendre en premier ? est ce que je suis bien les consignes que j’entends ? Comment faire pour arriver à ne pas penser à autre chose qu’à la détente ?

Il est parfois difficile d’arriver par la non action c’est-à-dire le faite de ne rien faire de rentrer dans un processus de détente des muscles et de tout notre corps.
Beaucoup de personnes sont tellement dans l’ action et dans le « faire » qu’il l est difficile pour ces personnes de se mettre  dans un processus qui interdit l’action.

La musicothérapie vocale peut aider ces personnes à rentrer avec l’action de chanter d’une certaine façon dans le processus qui va les amener vers une en action progressive, doucement sans avoir cette sensation de devoirs à tout prix se détendre.

Que ce passe-t-il lorsqu’on chante et qu’on arrive à se détendre.

Tout d’abord on prend conscience que même si l’on ne fait rien le corps lui est toujours dans l’action, une action bénéfique pour tout le corps : les muscles pour chanter sont obligés de se détendre, le diaphragme qui est souvent tendu se relâche petit à petit et amène à une meilleure respiration, donc une bonne oxygénation du corps et du cerveau.

En chantant le corps, le cerveau, les émotions : tout se rejoint pour accomplir l’action du chant.

Il y a en quelque sorte une entente pour que tous ces éléments contribuent à chanter. On a l’impression que seuls ces mouvements vibratoires dans le corps ont de l’importance parce que lorsqu’on chante on est pleinement dans le « ici et maintenant ».
C’est ainsi que petit à petit on arrive à la détente qui permet ensuite de faire un chemin vers une  démarche complète vers un bienêtre du corps et de l’esprit.

Sabine Steffan- Escalant.

Le grand Opéra Français / 3

Le grand Opéra Français / 3

Nous avons eu lors des précédent article, combien l’opéra en français avait été l’initiateur  une vraie révolution en Europe, dans tous les sens du mot pour ce qui concerne la Belgique !

Ai-je assez insisté sur cette vraie révolution romantique ? Le grand opéra français rappelons le de par son contenu sa force et sa forme en cinq actes a créé une vraie révolution.

Un petit retour en arrière nous permettra de Mieux comprendre ces changements.

La France au XVIIIe siècle avait échappé en partie influence de l’opéra italien en particulier ce que l’on appelle l’école de Naples. Ceci grâce ou cause de Jean Baptiste Lully et de Jean-Philippe Rameau qui sous le règne de Louis XIV avait raffermi le style de la tragédie lyrique.

La tragédie lyrique, opéra essentiellement diffusée à Paris est destiné à rester un théâtre de cours.

Cette forme d’opéra nécessité beaucoup de machinerie avec des effets et de scène, il n’y a pas vraiment de solistes c’est-à-dire de chanteurs qui chantent seuls, mais des ensembles, en particulier des chœur est des ballets.

Le chant est plutôt déclamatoire : c’est là la première différence qu’ il y a à ce moment entre le chant italien et le chant français, c’est la présence pour ce qui concerne l’opéra italien, de solistes qui mettent en valeur le beau chant, c’est de là que vient la dénomination de « bel canto », avec d’ailleurs quelques exagérations de fioritures et de cadences méttant souvent en valeur l’artiste au détriment de l’œuvre elle même.

Le ballet de cour passe à l’opéra

La deuxième différence mais non de moindre importance c’est la présence dans l’opéra Français, en tant qu’œuvre, de ballets. Depuis Louis XVI, fervent admirateur du ballet, les compositeurs, par choix ou par obligation incluent dans leurs œuvres des ballets.

J’ai fait exprès d’employer le mot « œuvre et non simplement sa traduction italienne « opéra » car pour les français, l’opéra doit être une œuvre complète, mêlant drame, musique, chant, ballet, effets scéniques, costumes….

Si on a lu mes articles précédents sur le grand opéra, on se rendra compte à quel point il va briser tout cela, mettant en 5 actes sur une scène qui commencera à devenir de plus en plus grande,   des voix puissantes, attribuant une place importante au Ténor héroïque, et poussant les voix et l’orchestre au maximum de l’expression dramatique.

Les Italiens vont se ruer vers cette forme d’expression vocale en mettant de plus en plus en scène des voix travaillées et larges.

Comment devenir un chanteur professionnel

Comment devenir un chanteur professionnel

Seule la peur arrête  le vrai talent !

Voici une question que l’on pose très souvent aussi bien sur Facebook que lorsque j’ai des rencontres avec le public autour de la voix : comment devenir professionnel ?

Il est très important avant tout de déterminer ce que l’on entend par professionnel. Être professionnel cela signifie en terme de métier que l’on exerce une profession c’est-à-dire que l’on gagne de l’argent qui nous permet de vivre avec le fruit de notre travail.

Beaucoup de monde confond être professionnel c’est-à-dire gagner de l’argent, être autonome financièrement grâce a son métier chanter à un niveau technique vocal et musical comme le ferait en professionnel sur la scène.

Et trop de personnes enfin croient que faire une seule prestation en concert rétribué signifie que l’on est professionnel. Cela n’est pas vrai, on peut avoir un niveau vocal et musical très bon et ne pas être professionnel c’est-à-dire autonomes financièrement car cela dépend trop souvent dur réseau que l’on a su se construire ou des personnes que l’on a eu la chance de rencontrer sur notre route.

Mon propos ici n’est  pas de vous donner des conseils de marketing ou de vous vous expliquer comment faire pour rencontrer telle ou telle personne. Pour faire cela il faut donner des conseils individualisés en connaissant la personne, son parcours et ses possibilités vocale et musicales.

Mon propos est de répondre en disant la vérité sur la réalité du métier de chanteur, en rétablissant ce qui est vrai et ce qui fait partie de l’image de facilité que les médias veulent entretenir pour faire du business autour des castings et concours qui ne servent le plus souvent qu’à se servir de la musique pour générer de l’argent et non à  servir  l’art en recevant une part équitable qui permettra à l’artiste de faire une longue carrière et de vivre réellement de sa voix et avec sa voix.

Si vous êtes passionné par la musique, sachez qu’il est possible de pratiquer votre passion. Seules les peurs arrêtent  le vrai talent !

Un conseil pourtant et ce sera le seul : unissez vous. Mais je le répéterai sans arrêt : unissez vous, combattez ensemble pour la musique, formez des groupes pour vous soutenir, faire des projets ensemble. C’est ce qui manque aux jeunes Marocains : la force de s’unir et de croire ensemble à un même projet.

Les Marocains ont des voix magnifiques et des qualités artistiques hors du commun.

Dans les prochaines articles je vais essayer de vous guider en répondant surtout aux questions des internautes, car elles sont très nombreuses concernant ce sujet. Nous parlerons donc du bagage qu’il faut c’est-à-dire de tout ce qu’il faut pour être prêt vocalement et musicalement afin de réussir des castings et des auditions.

 

Sabine Steffan

 

 

Le grand opéra français – deuxième partie

Le grand opéra français – deuxième partie

Le premier opéra romantique

« La muette de Portici » de Daniel François Esprit Auber 1828

Mon premier article autour de l’opéra Français était pour le défendre.

Ce deuxième volet de la série sur l’opéra sera pour l’ illustrer avec le premier Grand Opéra » : « La Muette de Portici » de Auber. Comme  l’exprima  si bien un jour un jeune artiste brésilien venu en France pour suivre un  Master Class. lyrique… « Si il y a même une station de métro »…Il avait raison. Le fait que le grand public ne connaisse pas Esprit Auber n’enlève rien au fait qu’il fut célébré au 19° siècle pour son opéra « La Muette de Portici » qui eut un tel succès qu’il y eu 100 représentations dès la première année.

 

Si son succès musical est incontestable, c’est aussi au thème extrêmement fort de la patrie et de la liberté que l’on doit, dans cette époque troublée autour du Romantisme, le succès d’un tel évènement. C’est après avoir entendu la représentation de l’opéra que le peuple Belge en 1830 se souleva contre l’occupant, exalté par une musique et un livret fort « Amour sacré de la patrie, rends-nous l’audace et la fierté! A mon pays, je dois la vie, il me devra sa liberté… »

L’héroïne inspirée d’un personnage de Walter Scott est tenue par une danseuse mime car c’est un rôle muet, ce qui ne nuit en aucune façon à l’efficacité dramatique car c’est alors l’orchestre qui prends plus de place et devient le porte parole des émotions et des états d’âme de l’héroïne.

Le sensationnel est très présent, par la scénographie  tout d’abord avec éruption du Vésuve et mouvements de foule et révolution. L’usage des instruments à vent renforce la puissance de l’orchestre et le chœur offre sa puissance tout au long des 5 actes que dure l’œuvre.

Une révolution pour l’époque : le chœur prend beaucoup de place, l’héroïne est muette et la fin est tragique.

Cet opéra de part son impact est à rapprocher de la symphonie fantastique de Berlioz qui fit grand scandale et créa la révolution romantique que l’on sait et du « Cyrano » de Edmond Rostand.

L’ouverture donne le style musical général, elle reste très jouée et elle est vraiment digne de l’intérêt qu’on pourra lui accorder.

Vous parler ici de la musique serait à faire dans un autre  chapitre long et détaillé car lorsqu’on n’est pas enthousiasmé par une œuvre on doit la détailler pour exprimer les beautés qui s’y trouvent.

Il est possible sans doute d’en penser beaucoup de bien si on la voit représenté car là est tout l’effet du Grand Opéra, il faut le voir pour y croire…la musique a elle seule ne suffit pas car c’est une œuvre complète.

Pour les amateurs, la partition étant  dans ma bibliothèque, je m’y suis plongée : Auber qui a été prolifique musicalement dans sa carrière l’a été aussi dans sa musique, on comprend pourquoi Wagner a été subjugué : thèmes courts qui s’enchainent, se bousculent et servent le sensationnel de l’œuvre; une orchestration avec beaucoup de cuivres et de bois, relativement peu  de cordes. De belles interventions chorales. Un duo magnifique « Amour sacré de la patrie ». Je vous suggère la version avec  Alfredo Krauss qui de toute façon rendait beau tout ce qu’il chantait !!!

 

 

Le Grand Opéra Français – première partie

Le Grand Opéra Français – première partie

Je suis Italienne,  sans conteste mon cœur  de musicienne et d’artiste appartient à l’Italie, à sa musique, à son Art et à son Bel Canto !

D’aucuns diront que c’est parce que j’ai été formée à la plus belle école qui soit : celle du bel canto justement, et que le Bel Canto on le sait ne va pas avec le grand opéra Français.

D’autres diront que c’est parce que j’aime Verdi et c’est tout, d’autres encore que c’est parce que je n’ai pas « l’esprit » Français … je mets le mot « esprit » en italique, il me semble que cela rend mieux le coté « glamoureux » de l’esprit Français, et là aussi les guillemets s’imposent.

Et bien, pour une fois, je vais aller à l’encontre de tous, et même des Français pour défendre le « Grand Opéra Français »  si mal défendu par les Français eux même qui mettant des « grandeurs » partout n’osent pas cette fois ci afficher franchement leur conditionnel Amour pour cette grandeur là.

Donc, après avoir parlé de Bizet dévoré par sa Carmen , de Gounod et de son Ave Maria Bachien de  Massenet que j’aime avec élégance et parcimonie comme il se doit, je vais à ce point là et avant de parler des autres musiciens Français parler  du Grand Opéra !

Le Grand Opéra c’est Ben Hur  de William Wyler (1959) contre « 12  hommes en colère » de Sydney Lumet (1957), l’éclatement du Romantisme, mais pas que cela a donné naissance à un grand spectacle d’opéra, émouvant et éloquent.

Ce n’est pas seulement les décors et la scénographie qui sont grandioses, c’est aussi le développement d’un certain type de vocalité ample et héroïque. Fini les petites roucoulades entre amoureux, le Grand Opéra apporte au public tous les dépassements possible, y compris du héros lui même.

L’orchestre se déploie  et amplifie lui aussi le drame et l’action.

Tout contribue à l’ampleur de l’œuvre, même le livret lui même qui est la plupart du temps autour d’un évènement historique .

On le sait, le ballet a été introduit sous Louis XIV qui amateur passionné de danse et de Ballet a imposé à l’opéra les ballets. Il fait donc lui aussi partie de la structure du Grand Opéra qui, débutant en France a vite gagné toute l’Europe, devenant à part entière une des formes les plus fortes de la Musique du 19° siècle.

De ses origines et des compositeurs qui y excellèrent, autant Français qu’étrangers nous parlerons dans les futurs volets de ces articles sur Le Grand Opéra si peu mis à l’honneur en France de nos jours.

 

Grands compositeurs Français : Georges Bizet

Grands compositeurs Français : Georges Bizet

Un destin tragique

Peu de personnes le savent, mais Bizet, compositeur du très célèbre Carmen, un des opéra les plus célèbres et les plus représenté  au monde n’a pas connu la gloire au cours de sa brève carrière : mort à 36 ans, malheureux en ménage,non reconnu par le public alors que Rossini avait triomphé si facilement !

Ce compositeur qui créa une véritable révolution musicale en Allemagne, qui inspira avec sa « Carmen » Brahms qui assista à plus de 20 représentations. Wagner et même Nietzsche  et l’immense  compositeur Russe  Tchaïkovski qui avait prédis que Carmen resterait un des opéra les plus joués au monde.

Un musicien surdoué mais incompris

Pourtant Bizet enfant surdoué, est aussi un pianiste exceptionnel qui a connu un début en tant que compositeur très remarque, a toute sa vie couru après les commandes des éditeurs, incompris malmené par la critique qui ne comprends pas le style de sa musique aux harmonies complexes et surtout en ce qui concerne Carmen, une pudibonderie du public de l’époque pour l’héroïne, femme libre et jugée sulfureuse.

Dans sa correspondance Bizet  relate combien sa vie est difficile et misérable, obligé de courir après les travaux de transcription pour les éditeurs et  les commandes d’œuvres qui doivent respecter les desiderata des éditeurs qui imposent à cette époque déjà leur vision pour satisfaire un public « à la mode ».

Une gloire française

Maintenant, plus de 100 ans après sa mort, Bizet est reconnu comme un des grands compositeurs Français, mais on sent autour de lui encore ces polémique au sujet de sa Carmen. Je me demande si le personnage de Carmen devenu le symbole de la femme libre, la culpabilité que l’on ressent à l’aimer autant  n’a pas occulté dans l’esprit du grand public la musique et le fabuleux talent , le génie musical vrai de Bizet.

Je conseille aux personnes qui n’ont entendu que Carmen de prendre un moment pour écouter « Les pécheurs de perle », la Symphonie en Ut majeur, et pour les enfants la suite d’orchestre « l’Arlésienne ».

Le style imposant par ses phrases musicales parfois longues et soutenues par une orchestration complexe harmoniquement reste empreint de légèreté et d’une  grande souplesse. Il a un sens de la description musicale des émotions qui est digne des grands opéras italiens.

 

 

Grands compositeurs Français : Jules Massenet

Grands compositeurs Français : Jules Massenet

Jules Massenet est un compositeur français de la deuxième moitié du XIX ème siècle.

Il est né le 12 mai 1842 à Montaud,  alors un village,  qui fait maintenant parti de la ville de Saint-Étienne en tant que quartier, est le plus jeune enfant d’Alexis Massenet, industriel, et d’Adélaïde née Royer de Marancour, pianiste et peintre.

C’est d’elle que le jeune garçon prend ses premières leçons de piano, dès l’âge de 6 ans lorsque la famille déménage à Paris.

Très doué, il devient même l’élève de Franz Liszt, il gagne le prix de Rome et le concours de la villa Médicis à Rome que l’on ne gagne que par mérite et qui reste en France une des marques les plus hautes du talent musical.

Il a laissé une œuvre surtout lyrique avec de merveilleux opéra dont  : « Manon » et le Cid et « Werther » avec la célèbre « méditation de Thais » pour Violon solo.

Il a eu une grande influence sur des compositeurs comme Puccini et même Debussy.

Son style sans aucune redondance, aux phrases musicales simples et épurées  résume  une idées renouvelée de la pensée musicale dite « française »: phrases aux mélodies amples, généreuses, très harmonieuses et construite sur une base harmonique très riche et complexe parfois, comme dans son Werther,  œuvre dans laquelle on   sent l’influence de Warner.

Il aussi  composée de sublimes Mélodies, et de la musique vocale de chambre, comme son « Élégie » pour violoncelle et soprano.

Il illustre parfaitement ce que l’on appelle « le grand opéra français «  qui traite de sujets non intimistes comme c’est le cas pour le vérisme italien, « le Cid » illustre très bien cela.

Je ne peux m’empêcher de mentionner ici son opéra « Cendrillon » qui obtient un immense succès et qui pourtant est presque tombé dans l’oubli.

Jules Massenet, professeur au Conservatoire de Paris lorsque celui qui fut un de ses plus grand  Maitre Ambroise Thomas en était le directeur, refusa de prendre sa succession. Très  grand pédagogue il  amena nombre de ses élèves jusqu’aux plus hautes distinctions musicales, pour n’en citer qu’un : Maurice Ravel.

Homme pudique et peu enclin à se révéler dans des correspondances ou de grands discours ce fut avant un artiste qui ne dut sa célébrité qu’à son talent et ses dons musicaux impressionnants.

 

 

Grands compositeurs d’opéra Français : Charles Gounod

Grands compositeurs d’opéra Français : Charles Gounod

Charles Gounod est né à Paris le 17 juin 1818. Son père François était professeur de dessin. Sa mère, Victoire, autodidacte, jouait remarquablement du piano.

Alors que le jeune Charles n’est âgé que de 5 ans, François décède et Victoire doit gérer le foyer. Elle remarque les dons de Charles et lui donne des leçons de musique. À dix-huit ans, il est admis au Conservatoire de Paris. Sa carrière sera brillante et son ascension rapide.

Gounod a un style très particulier et reconnaissable, un peu comme est reconnaissable le style de Verdi en Italie ou de Wagner en Allemagne.

Il compose avec des mélodies amples et une grandes phrases vocales.

Très critiqué par certains mélomanes qui le trouvent pompeux et trop romantique, Gounod est un compositeur très inspiré, et a été pour l’art de l’opéra en France sans conteste un des meilleurs compositeurs Français et un des plus écoutés.

L’œuvre de Gounod traduit la sensibilité littéraire du compositeur, qui s’attache à dévoiler les sentiments les plus profonds et qui de par sa foi chrétienne tente de sublimer toutes les émotions.

Gounod a contribué à la définition du style français dont les héritiers seront Bizet,  ou Saint-Saëns, par opposition au bel canto italien ou au romantisme wagnérien, son opéra Faust marque la rupture avec le bel Canto Italien par ses lignes mélodiques sobres qui épousent naturellement l’accentuation de la langue.

C’est avec Fauré, Duparc  et Berlioz un des fondateurs de l’art de la mélodie Française.

Très religieux,  a écrit le très célèbre « Ave Maria » sur un prélude de Bach, mais ce n’est pas sa plus belle œuvres religieuse,  il a écrit des œuvres magnifiques comme la « Messe solennelle de Sainte Cecile » ou l’oratorio « Mors et Vita »

Trois opéras composés par Charles Gounod  :

Faust est un opéra en cinq actes, livret de Jules Barbier et Michel Carré, fondé sur la légende du même nom et la pièce de Goethe, créé au théâtre Lyrique le 19 mars 1859. Œuvre la plus connue de Charles Gounod, Faust connut dès ses débuts un grand succès. C’est probablement, avec Carmen de Georges Bizet, l’opéra français le plus connu au monde. Joué à de multiples reprises dans de nombreux pays, Faust est à l’origine de nombreuses références dans la culture populaire.

Mireille est un opéra en cinq actes, sur un livret de Michel Carré d’après Mirèio, poème épique en provençal de Frédéric Mistral, créé le 19 mars 1864 au Théâtre Lyrique1.

Roméo et Juliette est un opéra en cinq actes, livret de Jules Barbier et Michel Carré d’après le drame-homonyme de Shakespeare, créé à Paris au Théâtre-Lyrique le 27 avril 1867.

L’opéra Français les débuts : Lully, Rameau et Campra

L’opéra Français les débuts : Lully, Rameau et Campra

Vous avez lu dans les articles précédents autour de la passion de l’opéra ce qu’est un opéra  nous avons consacré sur ce blog de nombreux articles que vous retrouverez dans la catégorie « Qu’est ce qu’un opera ».

« Il tigrane » un opera italien de Scarlatti

Nous allons nous pencher maintenant en premier lieu sur quelques grands compositeurs d’opéra de chaque pays.

Bien sur tous les compositeurs ne seront pas nommés, nous avons choisi de parler de ceux que nous aimons le plus, ce sont en général ce que le grand public connait le plus.

Le 17° siècle c’est l’époque où toute l’Europe chante l’opéra Napolitain, avec l’époque des Castrats, presque tous formés à Naples où se trouvaient les plus célèbres écoles de chant.

La tragédie lyrique Cadmus et Hermione

La France elle se démarque avec le célèbre compositeur de Louis XIV : Lully.

Sans rentrer dans les détails (nous nous proposons d’écrire un article à ce propos plus tard) les deux écoles s’affrontent, Les Italiens avec  » l’ Opera Seria » puis  » l’Opera Buffa »  et l’école française avec la Tragédie Lyrique.

Cela mènera en 1752 à la fameuse « querelle des Bouffons ».

Jean Baptiste Lully

Les grands compositeurs Français de cette époque sont Lully Rameau et Campra. 

Lully, est un compositeur au style brillant, c’est lui qui pour suivre le gout de Louis XIV met au centre de l’œuvre le ballet de cour, il crée aussi l’ouverture à la française, en deux parties.  Son style est festif, joyeux. Il introduit le récitatif dans la tragédie lyrique ce qui en fait un opéra plus de déclamation que chanté. De nombreux chœurs et bien sur les ballets sont la structure principale de ces opéras.

André Campra

Campra, a grandement participé au renouveau de l’opéra Français. C’est le vrai créateur de l’opéra ballet. De tempérament colérique et très indépendant, il a eu une vie très tourmentée .Campra reste dans sa musique un incontestable séducteur de par l’harmonie parfois audacieuse des  thèmes musicaux et l’équilibre  ample et profond de sa musique.

Jean Philippe Rameau

Rameau est aussi reconnu comme un immense théoricien de la musique,  son oeuvre marque l’apogée de la période classique pour la musique. Son écriture musicale forte et très construite harmoniquement, s’opposèrent alors fortement à la musique italienne.

Ecouter une oeuvre de Jean Baptiste Lully :

Ecouter une oeuvre de André Campra

Ecouter une oeuvre de Jean Philippe Rameau