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Lorsque
l’instrument vocal est en place... Construire sa carte vocale
Pour que notre mental ne prenne pas le contrôle total de notre instrument
corporel, il est nécessaire de dialoguer avec son corps.
Pour dialoguer il faut instituer une codification afin
que le corps humain comprenne ce que veut le cerveau. N’oublions
pas que le signal (appelons le « électrique ») de commande
pour créer le son, aussi bien au niveau du souffle que du larynx,
vient du cerveau.
Comment ordonner aux différentes parties du corps de se
mettre en mouvement , comment donner un ordre à nos muscles si
nous ne savons pas :
Où se trouve le muscle exactement ?
Comment l’animer ?
Comment lui ordonner de ne plus bouger ?
Et surtout comment ne donner des ordres qu’aux « parties corporelles
» qui doivent entrer en mouvement sans mobiliser tout le corps,
créant ainsi des tensions.
Des exercices doivent être créés pour chaque personne
pour savoir quel sont les points faibles, les serrages ou les forçages
de chacun.
L’apprentissage du chant ne consiste pas seulement à savoir
qu’il ne faut pas serrer, forcer, pousser…Il faut apprendre
à ne pas serrer, forcer pousser etc.
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Reconnaître
son propre instrument.
Sabine Steffan en parle :

Il me semble fondamental, lorsque la voix
est en place – je devrais dire : dès que la voix est
en place – de pouvoir faire des exercices non plus seulement
pour découvrir, entretenir ou optimiser sa voix, mais aussi
pour apprendre à reconnaître et ce dans toutes les
circonstances sa voix.
Il y a en effet des moments : stress, fatigue générale
ou vocale…au cours desquels nos sens ne sont plus à
même de capter et d’interpréter tous les signaux
qu’envoie notre corps.
Il est donc important d’avoir à disposition une série
d’exercices aussi bien corporels que vocaux et musicaux pour
reconnaître sa voix en toute circonstance.
Savoir écouter son instrument
Il est aussi très important de former
ses sens à l’écoute.
Car nous avons plusieurs possibilités d’écoute
: l’oreille interne et l’oreille externe par exemple.
Mais nous pouvons aussi écouter différemment et se
créer une oreille selective en fonction du lieu, du style
de musique, de l’esthétique, mais aussi en fonction
de nos possibilités du moment.
Là aussi nous pouvons avoir à notre disposition une
série d’exercices allant du simple exercice d’intonation
à la perception du timbre.
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